01.02.2012
De l’art du radicalisme improductif…
Le Conseil municipal a voté lundi dernier les crédits nécessaires à la piétonisation des 50 premières rues prévues par l'initiative « 200 rues piétonnes », proposée par les Verts et acceptée par ce même Conseil municipal en 2009 déjà.
Ce vote, issu d'un compromis vert-orange peu habituel, permet à la Ville de Genève d'enfin mettre en marche la transformation que ses habitants et ses visiteurs méritent, et de mettre en oeuvre les conditions de mobilité dignes d'une ville internationale.
Alors que l'on devrait se réjouir d'enfin voir avancer un dossier parmi les nombreuses Genferei auxquelles on assiste ces derniers temps, on a surtout entendu comme d'habitude la symphonie de contestation des grincheux et des jamais contents.
A gauche, pour paraître plus vert que vert, on attaque par principe le compromis qui aura permis de voter ce crédit. Rappelons ici que la seule certitude qu'on a depuis lundi soir est de voir enfin mise en œuvre la piétonisation des 50 premières rues, la compensation permettant surtout de mieux utiliser les parkings souterrains qui sont, n'en déplaisent à certains, largement sous-utilisés.
A droite et au MCG, n'ayant décidemment plus peur du ridicule, on crie à l'assassinat du petit commerce, sorte de mantra qu'on se répète inlassablement, trouvant ses fondements dans la paranoïa de l'homo automobilis qui confond le centre de Genève et le contournement de Los Angeles. Je suis certain que les commerçants des rues basses leur donneront raison, les pauvres, que plus aucun consommateur ne vient voir depuis leur piétonisation il y a quelques décennies...
Les Verts travaillent, eux, à la réalisation d'une ville ou il fera mieux vivre. Il s'agit d'un travail de longue haleine, qui petit à petit nous permet de mettre en œuvre les objectifs définis dans notre programme, au prix de bagarres aussi stériles qu'inutiles avec nos alliés, et d'alliances aussi improbables qu'éphémères avec nos adversaires. Mais au moins, on avance...
Pour conclure, je citerai Sun Tzu : Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.
16:57 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : genève, 200 rues, mobilité, verts |
|
Facebook
25.10.2011
A-t-on encore besoin des Verts?
Quel avenir pour les Verts suisses et a-t-on encore besoin d'eux ? Suite à la « claque » électorale de dimanche, il semblerait que la question se pose de tous les côtés.
(Notons entre parenthèses que j'écris claque avec des guillemets, étant donné que la perte des 5 sièges verts et plus due aux règles arithmétiques de notre système d'élection (5 sièges de perdu pour un recul de 1.2% alors que les socialistes gagnent 3 sièges pour un recul de 0.8%) qu'à un réel recul des Verts. Discuter les mathématiques d'un système, qui a par ailleurs profité au Verts par le passé, n'est pas mon objectif ici).
Donc peut-on se passer de Verts, comme l'ont annoncé diverses personnalités, dont Philippe Roch pour ne citer que lui, dans les médias depuis dimanche soir ?
Effectivement, si l'on reprend les deux principaux combats des Verts de ces dernières décennies, à savoir le nucléaire et le changement climatique, nous ne pouvons que nous réjouir d'assister à la victoire de nos idées dimanche dernier, les partis ayant progressé ayant tous inclus ces thèmes dans leur programme.
Dans ce contexte, et au contraire des réactions hostiles - voire agressives - de certains de mes camarades de parti qui se sentent probablement dépossédés de leur légitimité à vouloir sauver la planète, j'accueil positivement la progression des Verts libéraux qui constitueront des alliés de choix sur ces sujets, et probablement sur d'autres.
En poussant la logique à fond, et en admettant que seuls le nucléaire et le changement climatique sont la raison d'être des Verts (qu'ils soient libéraux ou pas), nous n'avons effectivement peut-être plus lieu d'être...
Pourtant, en relisant le programme des Verts et en me rappelant les positions prises dans les parlements municipaux, cantonaux et national par nos élus, ce que nous défendons va bien au-delà du nucléaire et du climat. La raison d'être des écologistes est bien de proposer un modèle de société où chacun travaille, se loge, s'éduque, s'habille, se nourrit, se déplace, se cultive, etc. dans le respect de l'environnement et des êtres humains.
Le nombre de défis à relever est immense, et les solutions proposées par les Verts sont uniques, ne se retrouvant dans aucun autre parti de gauche comme de droite. Quel modèle d'urbanisme voulons-nous pour un territoire toujours plus dense ? Comment relever le défi d'une population vieillissante ? Quel rôle pour notre agriculture, qui ne nous nourrit pas aujourd'hui ? Où nous loger, comment nous déplacer ? Comment intégrer les populations étrangères ? Quelle place pour la Suisse sur la scène internationale ? Quel avenir pour Genève qui étouffe sous son développement dé-coordonné ? etc. etc. etc.
Le recul de dimanche, et la progression des Verts'lib démontrent bien qu'un travail de fond est nécessaire pour formuler des messages clairs. Traduire, comme nous avons su le faire pour le nucléaire, notre vision à long terme d'une société idéale en actions concrètes répondant aux besoins d'aujourd'hui (logement, emploi, sécurité), et surtout, donner envie d'un avenir meilleur ! Faire rêver les gens par des propositions concrètes plutôt que de les culpabiliser !
Aujourd'hui, plus que jamais, je reste convaincu que la Suisse devra compter - et comptera - avec la force des idées vertes.
19:31 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : politique, verts |
|
Facebook
20.04.2011
Cherpines : petit projet et grande arnaque
Nul ne le niera, Genève souffre de son fantastique développement dont les principaux symptômes se traduisent par une crise du logement sans précédent et un réseau de transports totalement saturé.
Le citoyen genevois est donc en droit d'attendre que ses propres dirigeants inscrivent ces problématiques en première ligne de leurs agendas. S'il est un défi aujourd'hui que notre classe politique se doit de relever, c'est bien celui d'assurer un développement harmonieux de l'agglomération, permettant à chacun de se loger décemment dans une Genève où il fait bon vivre, loin des sons des klaxons et des gaz d'échappement.
Dans l'idéal, un tel développement nécessiterait une zone très bien desservie par les transports publics, à proximité de grands axes de transport (autoroute et rail), équipée d'une capacité de stationnement, proche des grands commerces, des écoles, des centres sportifs et surtout des lieux de travail.
Dans l'idéal, cette zone se situerait au centre ville et permettrait de créer les logements dont nous avons tant besoin sans pour autant obliger les gens à passer des heures dans les bouchons pour se rendre au travail.
Dans l'idéal, la majorité de droite qui nous gouverne se rendrait compte qu'une zone présentant toutes ces particularités existe déjà en plein centre ville sur le territoire du fameux Praille-Accacias-Vernets (PAV).
Dans la réalité, force est de constater que la majorité de droite du Grand Conseil a un sens assez étonnant des priorités en nous proposant aujourd'hui comme unique réponse aux problèmes majeurs de Genève un projet ne correspondant à aucun de ces critères, qui plus est sur les meilleures terres agricoles du canton.
Pourquoi donc Genève est-elle incapable de développer des projets complexes à la hauteur de ses besoins et de sa stature de ville internationale ?
Est-ce dû au manque d'ambition et à l'incapacité du conseiller d'Etat libéral à mener un projet aussi complexe que prometteur comme le développement du PAV ? Ou aux intérêts très privés et crapoteux qui bénéficieront d'un projet immobilier digne de petites magouilles spéculatives provinciales? Probablement un peu des deux...
Ce qui est certain au moment d'écrire ces lignes, c'est que la droite se trompe de projet et que le déclassement de 60 hectares de la zone agricole des Cherpines ne règlera en rien les principaux défis que Genève doit relever aujourd'hui. Au contraire, ce projet mégalo-libéral, qui n'a d'éco-quartier que le nom, ne fera qu'aggraver la situation actuelle en construisant plus de postes de travail que de logements et en impactant encore plus un réseau routier déjà bien saturé (pour plus de détails, voir le site des Verts et le blog de Julien Nicolet).
Oui, Genève a un besoin urgent de logements, et oui, notre zone agricole devra certainement s'adapter aux développements d'une agglomération de près d'un million d'habitants. Mais les genevois ne méritent pas l'arnaque proposée en votation le 15 mai et sont en droit d'attendre des projets dignes de leur ville de la part de leurs dirigeants, répondant à leurs besoins prioritaires.
Prendre autant les genevois pour des truffes (ou des cardons), il fallait le faire. La droite genevoise a osé.
16:30 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : cherpines, politique, droite, genève |
|
Facebook
01.04.2011
Opportunisme...
On ne peut que se réjouir de voir enfin les partis de droite intégrer une pincée d'écologie dans leur discours. Après tout, se préoccuper de notre environnement et de notre qualité de vie devrait être la priorité de tout parti politique.
Il serait toutefois légitime de se demander si ce soudain verdissement de la droite genevoise est vraiment sincère, ou s'il tient plutôt du plus bel opportunisme.
Ce qui me fait m'interroger, c'est de voir les candidats de l'Entente se présenter sur une liste dite « écologie » dans plusieurs communes du canton, dont Genève, Grand Saconnex et Onex. Il fallait oser !
Hypocrisie et mauvaise foi donc, qui n'ont pour but que de récupérer quelques voix qui pencheraient du côté de celles et ceux qui se préoccupent réellement des questions environnementales depuis plus de 30 ans. Rappelons-nous que la droite genevoise s'est surtout distinguée en matière d'environnement par :
- une réduction du budget des TPG qui a résulté en l'annonce d'une hausse des prix pour l'usager
- une opposition systématique à tout projet de mobilité douce à moins qu'on ne construise encore plus de parkings, dans une des villes ayant la densité de places de stationnement parmi les plus élevées au monde.
- un soutien massif au lobby nucléaire, libéraux en tête, pour la construction de nouvelles centrales en Suisse, suivi d'un récent retournement de veste principalement parce que « aucun projet de centrale ne passera le vote populaire dans les 3 à 5 ans à venir »
- le retrait du projet de constitution genevoise de l'article 160E faisant de Genève un canton anti-nucléaire
On sait bien que Florence Kraft-Babel a découvert « le développement familial durable » grâce à son colistier UDC, pour qui la solution consiste à renvoyer les femmes au foyer. Logique donc qu'elle ne soit pas à un opportunisme près et se revendique désormais d'une liste « écologie ». Par contre je m'étonne que les deux autres candidats de l'Entente en ville de Genève participent à une telle mascarade.
Que ceux qui se préoccupent réellement de leur avenir et de celui de leurs enfants préfèrent l'original à la copie en allant voter le 17 avril, en soutenant les candidates et candidats de l'alternative !
12:00 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : genève, municipales, politique, élections |
|
Facebook
30.03.2011
3 questions à Esther Alder
C'est une Esther Alder énergique, motivée et convaincante qui me fait l'honneur de répondre à trois questions. A vous de juger !
D.R. : On reproche parfois aux Verts de ne s'occuper que de notre avenir sur le long terme, alors que les citoyens ont des préoccupations immédiates. Quelles actions mettrez-vous en œuvre pour répondre aux besoins actuels des genevois si vous êtes élue?
E. A. : Du logement d'urgence pour les plus démuni-e-s : pour les personnes qui vivent dans la rue ! Voilà ma priorité. En même temps, il faut se donner les moyens de construire vite, pour les classes moyennes, des logements de qualité à des prix abordables : cela ne pourra se faire que si nous effectuons un plan d'urgence sur le développement économique de la région, en collaboration avec les communes de l'agglomération franco-valdo-genevoise, mais aussi avec les Cantons de Genève et Vaud et la Région Rhône-Alpes. Les gens vont habiter là où il y a du travail ; il faut répartir les places de travail sur l'ensemble de la région.
D.R. : On vous pressent comme une dirigeante naturelle des affaires sociales. Serez-vous tout aussi motivée et capable dans l'un des quatre autres départements?
E. A. : Evidemment ! Comme tous les candidats ! Mais là où je fais réellement une différence, là où la politique que je mènerai sera plus ciblée et plus ambitieuse que celle des autres candidats, c'est dans le domaine social. Quand on a côtoyé pendant des années le monde de la très grande précarité, on ne peut plus voir les choses de la même manière. C'est cette sensibilité-là que j'apporte avec moi. Et peu d'hommes ou de femmes politiques l'ont concrètement éprouvée. Ceci dit, je transformerai cette sensibilité en action politique, quel que soit le département qui me reviendra. Mais ce serait quand même dommage pour Genève de ne pas me laisser l'opportunité de diriger le Département de la Cohésion sociale.
D.R. : A quoi ressemblera Genève dans quatre ans, avec Esther Alder et une majorité de gauche au CA?
E. A. : Les électeurs savent bien qu'on ne change pas le monde en quatre ans. Il n'y a que les partis populistes qui prétendent le contraire. Je suis profondément troublée qu'il y ait de plus en plus de personnes qui les croient et qui pensent qu'on peut diriger les affaires publiques à coup de « y a qu'à » et de « faut qu'on » !
Pour aller dans le sens de ta question, je dirais que si l'Alternative est élue, les prestations sociales ne seront pas démantelées ; au contraire, elles seront re-ciblées en fonction des nouveaux besoins sociaux : et, déjà ça, cela fait une grosse différence, pour les personnes exclues, marginalisées, pour les personnes âgées, pour les jeunes en formation, pour les personnes en recherche de travail, pour les familles monoparentales, pour les classes moyennes ne parvenant plus à joindre les deux bouts.
J'espère aussi que dans quatre ans, il n'y aura plus personne qui dormira dans la rue !
Et que les familles pourront se voir proposer une place d'accueil dans les institutions de la petite enfance, un accueil également dans le para-scolaire et le péri-scolaire.
Le réseau de tram sera terminé et la Ville aura négocié avec les TPG de nouvelles dessertes ; les quartiers seront refaçonnés par notre initiative des 200 rues piétonnes ; nous commencerons à rénover les ilots d'immeubles en partenariat avec les privés, pour sortir du gaspillage énergétique, du nucléaire et du fossile et faire notre part pour lutter contre la pollution de l'air et le réchauffement climatique.
Bref, Genève sera plus durable et plus solidaire.
Merci Esther Alder pour ces réponses!
16:05 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : politique, genève, conseil administratif, mairie, municipales |
|
Facebook
18.03.2011
Mourir pour des idées, d'accord, mais d'une mort lente....
La cinquantaine d'ouvriers japonais qui sont en train de se sacrifier pour contenir une catastrophe nucléaire doivent apprécier le cynisme de la chanson du grand Georges.
Et que dire des 40 millions d'habitants de l'agglomération de Tokyo qui vivent la peur au ventre depuis une semaine ?
Car c'est bien là tout le problème du nucléaire : avoir cru en l'idée d'une énergie abondante, bon marché, peu polluante et produite au moyen d'un danger maitrisé se paie aujourd'hui par le risque d'une des catastrophes humaines et écologiques les plus graves que l'humain aura connu et provoqué dans son histoire.
Alors plutôt que de tomber dans le « ca fait 60 ans qu'on vous le dit », j'aimerais rappeler ici quelques vérités :
1) L'énergie nucléaire n'est pas abondante. Les ressources connues d'uranium suffiraient à couvrir 60 ans de consommation actuelle. Tout comme le pétrole, il s'agit d'une énergie non renouvelable. La seule énergie abondante que nous ayons est celle qui nous vient du soleil.
2) L'énergie nucléaire n'est pas bon marché. Elle l'est uniquement en apparence au détriment de la qualité de vie des ouvriers dans les pays producteurs et au détriment des futures générations, qui paieront une facture salée pour le démantèlement des centrales et la gestion des déchets empoisonnés que nous leur auront laissés.
3) L'énergie nucléaire n'est pas peu polluante. Bien que les émissions de CO2 soient nulles à la sortie de la cheminée d'un réacteur nucléaire, elles existent en quantités importantes lors de l'extraction et l'enrichissement de l'uranium, la construction et la maintenance de centrales, la gestion des déchets radioactifs, etc.
4) Le danger n'est pas maîtrisé. Si certains esprits « rassurants » ont pu mettre Tchernobyl sur le compte de la dégradation de l'industrie soviétique, le Japon est réputé pour sa maitrise des technologies de pointe où tous les risques avaient été pris en compte. D'ailleurs, 27 incidents nucléaires ont eu lieu depuis les années 50 principalement dans les pays les plus développés.
Sur les 442 réacteurs en fonction aujourd'hui et les 65 en construction, une partie importante se trouve dans des pays n'ayant pas les moyens techniques du Japon.
Finalement, les tsunamis et autres séismes ne sont pas les seuls imprévus, la folie humaine et les terrorismes de tous bords ont les mêmes effets dévastateurs.
Jusqu'à la semaine dernière encore, les lobbys économiques et certains de nos dirigeants mettaient le paquet pour nous convaincre, avec un ton paternaliste nous appelant à être raisonnables, que nous ne pourrons pas nous passer d'énergie nucléaire pour assouvir nos besoins en électricité, en prétextant une demande toujours croissante et un développement trop lent et trop cher des énergies renouvelables.
Pourtant, l'énergie nucléaire produit aujourd'hui 17 % de l'électricité mondiale. 17 % dont nous n'aurions pas besoin, avec une politique publique et des élus qui mettraient la lutte contre le gaspillage énergétique tout en haut de leur agenda. 17 % que nous pourrions économiser sans quasiment aucune mesure d'austérité mais simplement avec quelques changements d'habitude.
Alors si nous évitions, comme le chantait Brassens, de faillir mourir pour n'avoir pas eu d'idées ?
13:01 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : nucléaire |
|
Facebook
08.03.2011
Le parti des clowns
On pourrait croire qu'après :
- Le parti des chasseurs de nos voisins français, qui se bat pour le droit fondamental à dégommer un sanglier dans votre jardin,
- Le parti des pirates, récemment apparu chez nous pour lutter contre la dictature du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle,
nous assistions aujourd'hui à l'émergence du parti des clowns. En effet, en suivant les différentes interventions médiatiques autour des élections municipales genevoises, il semblerait qu'un parti se soit donné pour mission de nous faire rire jusqu'à en pleurer (ou serait-ce l'inverse?). Je vous laisse juger:
- Découverte du Mal suprême qui ronge notre république : la « migrobalisation », aussi dangereuse pour nous que le fut Mubarak pour l'Egypte, si j'en crois leur slogans.
- Convocation du dictateur libyen, qui a par ailleurs d'autres citoyens à fouetter actuellement, pour témoigner dans le cadre du procès de leur dirigeant.
- Plantage monumental dans la récolte de signatures pour des places de parking à 10 francs par an, parce que ah bon ? les étrangers z'ont pas le droit de signer ?
- et j'en passe...
Pourtant, le parti des clowns ne me fait pas du tout rigoler.
Inversement proportionnel à l'espoir que la campagne d'Obama a représenté pour les américains et pour le monde entier, leur campagne, à eux, incarne surtout le désespoir et le manque de confiance des genevois en l'avenir.
Racolant les votes de nos concitoyens en surfant sur leurs peurs, sans pour autant avancer la moindre proposition concrète, le parti des clowns se démarque surtout par :
- la vacuité politique de son programme, s'inspirant du pire provincialisme de la gauche et du néo-fascisme le plus nauséabond de l'extrême droite
- la soif de pouvoir de son chef suprême et de ses lieutenants, et la transparence intellectuelle du reste des élus
- sa capacité à faire la première page des journaux bien plus pour des questions d'égo que pour des questions politiques
- ses déclarations violentes et xénophobes
- le danger incontestable qu'il représente pour les institutions d'un état démocratique
Ne laissons pas le parti des clowns rafler autant de voix qu'au Grand Conseil. Ne leur laissons pas les institutions de notre ville. Ne cédons pas à la peur, à la haine et au racisme banal ancré dans la bêtise ordinaire.
Continuons à faire confiance et à exiger des résultats à ceux qui avancent des idées et qui proposent des projets.
Le 13 Mars, allez voter, tout simplement !
À moins que ca vous amuse d'être gouvernés par des clowns...
14:37 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : politique, genève, municipales, élections |
|
Facebook
04.03.2011
Journalistes et copains de candidats: ca vous dérange?
On dit souvent de la Cité de Calvin qu'elle est un village dans lequel tout le monde se côtoie et se connaît. Il n'y a dès lors rien d'extraordinaire à ce que politiciens et journalistes se fréquentent et soient ami(e)s.
Une question pourtant me taraude en cette veille d'élection municipale : est-il normal et acceptable que certains journalistes de la place genevoise entretenant des liens étroits avec certains candidats au Conseil Administratif puissent commenter les prochaines élections en Ville de Genève ?
Je ne vise ici ni Michel Chevrolet, ni la ligne éditoriale que peuvent soutenir certains journaux.
Mon papier s'interroge plutôt sur le principe de conflit d'intérêt et particulièrement sur l'indépendance, la neutralité et la déontologie que les journalistes sont censés respecter dans l'accomplissement de leur travail. Je m'étonne par ailleurs que ce sujet n'ait jamais été soulevé tout au long de cette campagne.
C'est en parcourant un article de l'Hebdo du 12 janvier 2011 sur les réseaux de Michel Chevrolet que ces questions me sont venues.
On y apprend en effet, que parmi les proches du candidat démocrate chrétien, se trouvent notamment Pascal Décaillet, et que les liens qui les lient vont au-delà de simples rapports professionnels passés.
Lorsque l'on sait que Monsieur Décaillet appelle sur son blog (ici et ici), en des termes à peine voilés, au renversement de l'alternative en Ville de Genève et qu'il encense une candidature «fraîche et vivante» de son ami Michel, il n'est pas insensé de s'interroger sur l'impartialité du journaliste et la manière dont il conduit les interviews des autres candidats.
Loin de remettre en cause les compétences journalistiques reconnues de Monsieur Décaillet, je pense que les citoyens sont en droit d'attendre un peu plus de neutralité de la part d'un homme des médias intervenant de très près dans la campagne municipale genevoise.
L'article de l'Hebdo nous apprend également que Michel Chevrolet a comme proches Charles-André Aymon et Sarah Pernet, respectivement rédacteur en chef et journaliste à GHI et Lausanne-Cités, qu'il qualifie comme faisant partie de « (son) petit groupe», et expliquant qu'il peut «aller pleurer dans leurs bras sans aucun problème.»
Ainsi lorsque l'on constate que le GHI, journal publiant en principe des petites annonces, s'investit énergiquement dans la campagne municipale, et que Madame Sarah Pernet consacre des articles assez peu flatteurs aux adversaires directs de son meilleur ami Michel, on peut encore une fois douter de la qualité et de l'impartialité de l'information livrée aux citoyens genevois.
Suis-je donc le seul que ca dérange?
15:07 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : politique, genève, médias, élections, municipales |
|
Facebook
02.03.2011
Réponse à Pascal Holenweg
Réponse à Pascal Holenweg, suite au texte paru dans son blog.
Le parti Socialiste tremblerait-il tant pour l'un de ses sièges qu'il envoie le soldat Holenweg tirer à boulets rouges sur ses alliés Verts?
J'ose espérer que non, et qu'il s'agit uniquement d'élucubrations personnelles du camarade barbu, comme moi membre du comité de la section Ville de son parti, qui aurait abusé de la fumette des tickets de bus qu'il refuse par ailleurs de payer... dans ce cas, on lui pardonnera.
Dans une diatribe longue comme mon bras, notre Madame Irma genevoise prédit une élection brillante des deux candidats socialistes tout en fustigeant au passage le candidat Vert le moins à son goût, lui reprochant même l'extrême prétention de concurrencer l'hégémonie du parti de la rose. Hégémonie qui ne se discute pas selon lui, car les deux sièges acquis par les socialistes il y a quatre ans leur sont dûs à jamais. Drôle d'idée, car si elle faisait sens, nous aurions toujours sept conseillers fédéraux radicaux, et les potentats maghrébins auraient raison de s'accrocher au pouvoir...
Dans cette même diatribe, le camarade Pascal pousse le bouchon jusqu'à faire porter la responsabilité d'un hypothétique échec de la gauche au Conseil Administratif aux Verts, qui auraient le toupet de s'attaquer à l'un de leurs sièges auto-attribués plutôt qu'au seul siège détenu par l'Entente.
Encore plus consternant, il nous prédit, sa boule de cristal sous le bras, une alliance des Verts avec "Ensemble à Gauche" contre le PS, ce qui me laisse douter de la qualité du ticket de bus précédemment inhalé... ou alors j'ai peur de comprendre que selon lui, quoiqu'il arrive, le PSG présentera deux candidats, quels que soient les résultats au soir du 13 mars et la position de leurs alliés.
Alors permettez-moi de vous apporter quelques clarifications camarade Anchois:
1) un gouvernement monocolore, même s'il a toutes ses chances de gagner, n'est ni dans l'intérêt de l'alternative, ni dans celui des genevois. Vérifiez avec les instances dirigeantes de votre parti, nous en avons longuement discuté. De plus, je pense que les genevois gardent un souvenir amer d'un gouvernement cantonal monocolore.
2) Nous ne briguons pas l'un de vos sièges, mais demandons simplement que chacun prenne ses responsabilités au lendemain du 13 mars, de la même manière que les Socialistes ont profité d'un comportement loyal et fidèle de la part des Verts il y a quatre ans. Ces valeurs restent chères aujourd'hui à notre parti malgré les nombreux coups de couteaux qui leurs sont actuellement portés, et nous entendons respecter l'accord électoral, même s'il était en notre défaveur Ensemble à Gauche nous a fait savoir qu'il en irait de même pour eux.
3) Les accords électoraux se passent entre les comités de nos partis respectifs, pas entre les candidats au CA. Vous faites donc preuve de beaucoup d'humour en argumentant que la conseillère sortante ne l'a pas ratifié, ou alors je m'inquiète de la bonne gouvernance du parti Socialiste et me demande qui décide de quoi.
4) Il est temps que vous admettiez que les Verts ne sont plus les faire-valoir ancillaires de votre parti, mais vos alliés qui se doivent d'être traités d'égaux à égaux. Si jamais, les résultats de récentes élections sont là pour vous le rappeler.
5) Nous choisissons nous-même nos candidats au CA, élus en assemblée générale, merci pour votre soutien. Changez de parti et vous pourrez faire valoir une voix lors de nos prochaines élections internes.
Alors allons camarade, laissez tomber les attaques mesquines et calculatrices, vous donnez une image déplorable de l'alternative. Mettez plutôt votre énergie au service d'une campagne commune, et comme vous le dites si bien, si vous arrêtiez les conneries?
David Rochat
17:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : genève, alternative, municipales, élections |
|
Facebook




